Cularo - la légende

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Je suis Hannibal, général carthaginois, parti de Carthago Nova, sur la côte de l’Hispanie à la tête de 100 000 fantassins, 10 000 cavaliers et mes éléphants de combat avec lesquels je compte bien surprendre mes ennemis romains qui ne m’attendent pas de ce côté-là.

J’ai déjà franchi les monts Pyrenaeus, le fleuve Rhodanus près d’Avenio et je suis en train de remonter la rive droite d’un affluent nommé Isara. Cette rivière vient brusquement de changer de direction et nous marchons vers le midi, au pied d’une montagne grise, une autre nous faisant face sur l’autre rive.

Les guides locaux ont signalé à mes éclaireurs que je pourrai traverser l’Isara à gué près d’un village appelé Cularo ce qui veut dire «le champ de courges » mais pour l’instant se dresse devant nous une «montagne noire» peu engageante. A son pied, un torrent débouche d’une gorge profonde et se répand sur une pente caillouteuse en une multitude de ruisseaux infranchissables, au milieu d’une végétation sauvage.

Le peuple d’ici, les Allobroges, a réussi à installer un pont, un «briva» comme ils disent, à l’endroit le plus praticable, au débouché de la gorge mais le temps presse car je voudrais franchir les sommets enneigés des Alpes avant l’hiver.

C’est donc à travers ces difficiles obstacles que nous allons devoir nous frayer un chemin direct pour parvenir jusqu’à Cularo.
Mais, mais… mes espions me rapportent que ces braves Gaulois ont dessiné une sorte de carte des environs.
Voyons, voyons… Saurai-je la lire pour parvenir au but ?